Mission 2008

La mission a eu lieu du 15 au 26 févier 2008. Les participants à cette mission sont :
Membres français :

  1. Barge Olivier, cartographe, CNRS, Maison de l’Orient, Lyon ;
  2. Farès Saba, épigraphiste, responsable du projet, Université Nancy 2, UMR 5189, Lyon ;
  3. Gatier Pierre-Louis, archéologue-épigraphiste, CNRS, UMR 5189, Lyon ;
  4. Robin Julien Christian, épigraphiste, UMR 8167 Orient et Méditerranée, Paris.

Membres saoudiens :

  1. Eskoubi Khaled, Saudi Commission for Tourism and National Heritage, Riyad.
  2. Al-‘Nizi Hmoud, cartographe,Saudi Commission for Tourism and National Heritage, Riyad.

Nous étions accompagnés de :

  1.  ‘îd al-‘Tiwî Sa’îd, chauffeur du Département des Antiquités de Tabuk
  2.  ‘îd al-‘Tiwî Salamh, chauffeur du Département des Antiquités de Tabuk
L’équipe de Kilwa 2008

Cette mission a été financée par le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France en Arabie Saoudite et par la Haute Commission pour le Tourisme en Arabie Saoudite.

Nous avons passé deux jours à Riyad (du 15 au 17 février) pour rencontrer M. Daniel Ollivier, conseiller culturel de l’Ambassade de France à Riyad, M. François Delye de Mazieux, attaché scientifique de l’Ambassade de France à Riyad, ainsi que le Vice-ministre pour le Tourisme, M. Ali Ghabbân. M. Olivier Barge a donné, à Riyad, une conférence sur le Système d’Information Géographique et son utilisation en archéologie. Il a présenté également l’aéroplane muni d’un appareil photo. Cet outil est important pour obtenir des images aériennes des sites et en saisir l’étendue. A la suite de cette conférence, M. Ghabban a souhaité qu’un cartographe saoudien, M. Hmoud al-‘Anzi, se joigne au  projet pour se former sur le terrain. Cette formation va se poursuivre par un séjour de trois mois à la Maison de l’Orient. Ce séjour à Riyad a été aussi l’occasion d’acheter des cartes géographiques. Notre collègue saoudien, Khaled Eskoubi, s’est chargé de l’organisation de la logistique de la mission. La Haute Commission pour le Tourisme a pris en charge la totalité des frais de logistique.
L’efficacité des Saoudiens a été exemplaire. Le gardien du site, M. Lâzim Mas’ûd al-Shrârî, s’est montré très actif pour résoudre les soucis du quotidien le ravitaillement essence par exemple. Il veillait à notre confort et était à l’écoute de nos besoins. Sa connaissance de la région a facilité le repérage de certains sites archéologiques. Il est important de signaler ici que, en dépit de l’éloignement du site, cette mission s’est révélée beaucoup plus facile que prévu puisque nous n’avions pas à organiser la logistique lourde qui précède les missions de terrain.
Notre séjour a été également facilité par le représentant de la principauté de Tabuk, M. Salman Farhan al-Shrârî, qui était notre guide dans ce désert immense, sans repère. C’est lui qui, sur le chemin du retour, nous a reconduit jusqu’à Tabuk afin d’éviter que nous nous perdions dans le désert. Originaire de la région, il connaît les emplacements de nombreux sites archéologiques et épigraphiques.

La tâche la plus importante durant la mission était donc de réaliser des clichés photographiques de l’agglomération de Kilwa. Le vent permanent ne permettait pas le survol du site. Nous avons profité d’un peu d’accalmie au petit matin pour atteindre notre but. Le vent s’élevait vers 11h, nous partions alors en prospection.

La tâche ne se limitait pas à faire voler l’appareil (fig. 2, 3, 4 et 5). En amont il fallait identifier les vestiges, déposer des indices au sol (assiettes colorées) sur chaque vestige, visibles à l’image et fixer par GPS référentiel tous les indices des vestiges. Olivier Barge avait un long travail ensuite qui consistait à relier les images par informatique, en omettant les indices colorés sur les vestiges. Les clichés aériens nous ont permis d’identifier d’autres vestiges non visibles à l’œil nu et de nous rendre compte de l’extension des vestiges.

Préparation du Pixy
Olivier Barge, Pixy pilote
Pixy en vol

Ce travail d’identification de l’agglomération de Kilwa et de sa région nous a permis de comprendre la géographie et de poser de nombreuses questions relatives à l’occupation humaine, aux voies de communications régionales, à la gestion des ressources, etc. Nous livrons ici la description géographique de Kilwa et de sa région ainsi que quelques hypothèses.

Image par Pixy
L’inscription arabe de Kilwa
Gravures préhistorique déjà signalé par Horsfield